Santé

Le calendrier vaccinal de bébé en 2026 (France)

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Face au carnet de santé et à sa page de vaccins, beaucoup de parents ressentent un mélange de bonne volonté et de flou : quel vaccin, à quel âge, et pourquoi tant de rendez-vous rapprochés la première année. La bonne nouvelle, c’est que le calendrier vaccinal 2026 est balisé, gratuit dans son parcours obligatoire, et que ton médecin ou ta sage-femme t’accompagne à chaque étape.

En France, la vaccination du nourrisson se concentre sur les tout premiers mois, parce que c’est là que bébé est le plus vulnérable à certaines maladies — et qu’un vaccin fait à temps le protège justement quand il en a le plus besoin. Ce guide te donne le calendrier âge par âge, ce qui a changé cette année, et de quoi aborder chaque piqûre plus sereinement.

Le calendrier vaccinal 2026, âge par âge

Voici le parcours type d’un nourrisson né en 2026, tel qu’il figure dans le calendrier officiel. Les vaccins combinés permettent de protéger contre plusieurs maladies en une seule injection, ce qui limite le nombre de piqûres.

Âge Vaccins prévus
2 mois Hexavalent (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Hib, hépatite B) — 1re dose · Pneumocoque — 1re dose · Rotavirus (oral, recommandé) — 1re dose
3 mois Méningocoque B — 1re dose · Rotavirus (oral) — 2e dose
4 mois Hexavalent — 2e dose · Pneumocoque — 2e dose · Rotavirus (oral) — 3e dose si vaccin pentavalent
5 mois Méningocoque B — 2e dose
6 mois Méningocoque ACWY — 1re dose
11 mois Hexavalent — rappel (3e dose) · Pneumocoque — rappel
12 mois Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR) — 1re dose · Méningocoque B — rappel · Méningocoque ACWY — rappel
16 – 18 mois ROR — 2e dose

Ces âges correspondent aux dates les plus favorables pour que le vaccin fonctionne bien, mais quelques jours d’écart ne changent rien à la protection. L’essentiel est de suivre l’ordre et de garder les intervalles conseillés — ton médecin cale les rendez-vous avec toi.

Le vaccin contre le pneumocoque suit un schéma un peu différent chez un bébé né prématurément (à 2, 3 et 4 mois au lieu de 2 et 4), ce que ton pédiatre adaptera si besoin.

Ce qui change en 2026

Le grand changement des dernières recommandations concerne les méningocoques, des bactéries responsables d’infections rares mais graves. Depuis le 1er janvier 2025, et donc pour toute l’année 2026, la vaccination contre l’ensemble des méningocoques (A, B, C, W, Y) est devenue obligatoire chez le nourrisson.

Concrètement, deux évolutions :

  • Le vaccin contre le méningocoque C seul, qui existait auparavant, est remplacé par un vaccin ACWY qui protège contre quatre sérogroupes d’un coup. Il se fait en une dose à 6 mois, avec un rappel à 12 mois.
  • Le vaccin contre le méningocoque B, jusqu’ici seulement recommandé, devient obligatoire. Il se fait en deux doses, à 3 et 5 mois, avec un rappel à 12 mois.

Pour les enfants un peu plus âgés qui n’auraient pas encore reçu ces vaccins, un rattrapage est prévu — ton médecin regardera avec toi ce qui reste à faire selon la date de naissance de bébé. Il n’y a rien à anticiper de ton côté : ces vaccins s’intègrent naturellement aux rendez-vous déjà prévus.

Obligatoire ou recommandé : ce que ça veut dire

Depuis 2018, la vaccination du nourrisson repose sur un socle de vaccins obligatoires. Cela couvre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole — et désormais les méningocoques A, B, C, W et Y. Ces vaccins sont demandés, entre autres, pour l’entrée en collectivité (crèche, halte-garderie).

À côté, le vaccin contre le rotavirus — une cause fréquente de gastro-entérites du nourrisson — est recommandé par la Haute Autorité de santé, sans être obligatoire. Il se prend par la bouche (pas de piqûre), en deux ou trois doses selon le vaccin, à démarrer tôt : le schéma doit être terminé avant 6 mois pour l’un des vaccins, avant 8 mois pour l’autre. C’est une protection utile que tu peux évoquer dès la première visite, sans pression : le choix se discute avec ton médecin.

Obligatoire ou recommandé, aucun de ces vaccins n’est là par excès de prudence : chacun cible une maladie qui touche surtout les tout-petits, au moment où leurs défenses sont encore en construction.

Où faire vacciner bébé, et à quel coût

Plusieurs professionnels peuvent réaliser les vaccins de ton bébé, et tu peux choisir celui avec qui tu te sens le plus à l’aise :

  • le médecin traitant ou le pédiatre, souvent lors des visites de suivi ;
  • la sage-femme, qui suit de nombreuses familles dans les premiers mois ;
  • les centres de PMI (protection maternelle et infantile), gratuits et présents partout en France ;
  • certains centres de vaccination publics.

Côté budget, les vaccins du calendrier obligatoire sont pris en charge : ils sont remboursés par l’Assurance maladie, et gratuits en PMI. Le vaccin recommandé contre le rotavirus est également remboursé. Autrement dit, suivre le calendrier vaccinal de bébé ne repose pas sur une question de moyens — c’est un parcours pensé pour être accessible à toutes les familles.

Un conseil pratique qui soulage : note les rendez-vous à l’avance dans ton agenda dès que tu connais les dates. Les vaccins des 2, 4 et 11 mois tombent souvent au même moment que les visites obligatoires du nourrisson, ce qui permet de regrouper et de moins courir.

Comment se passe un rendez-vous vaccinal

Les rendez-vous des premiers mois cumulent souvent examen de suivi (poids, taille, développement) et vaccins. En pratique :

  • Le professionnel vérifie que bébé va bien avant de vacciner. Une petite fièvre ou un rhume léger n’empêchent en général pas la vaccination, mais un épisode plus marqué peut justifier de décaler de quelques jours.
  • Plusieurs injections peuvent avoir lieu le même jour, sur des zones différentes (souvent les cuisses chez le nourrisson). C’est courant et bien toléré.
  • Tu peux garder bébé au sein ou au biberon juste après, le prendre contre toi, lui parler doucement : le contact peau à peau et la tétée sont de vrais apaisants pendant et après la piqûre.

Tu connais ton bébé mieux que personne — n’hésite pas à dire au soignant ce qui le calme, à poser tes questions, à demander à ce que ça aille à ton rythme. Un rendez-vous vécu calmement par le parent l’est plus souvent aussi par l’enfant.

Après le vaccin : à quoi s’attendre

Dans les heures ou les deux jours qui suivent, il est fréquent que bébé soit un peu grognon, dorme différemment, ait une légère fièvre ou une petite rougeur à l’endroit de la piqûre. Ce sont des réactions habituelles, signe que son organisme réagit — elles passent en général vite.

Ce qui peut aider :

  • proposer plus de câlins et de portage que d’ordinaire ;
  • surveiller la température et, en cas de fièvre inconfortable, donner du paracétamol à la dose adaptée au poids, comme indiqué par ton médecin ou ta pharmacie ;
  • laisser bébé récupérer et dormir autant qu’il en a besoin.

Le sommeil, justement, peut être un peu chamboulé un jour ou deux après les vaccins. Si tu veux comprendre les rythmes de dodo de ton bébé selon son âge et ne pas t’inquiéter d’une nuit hachée passagère, notre guide sur le rythme de sommeil de bébé âge par âge te donne des repères doux.

Certains signes justifient en revanche d’appeler ton médecin ou le 15 : une fièvre élevée qui dure, des pleurs inhabituels et inconsolables, une somnolence importante, une réaction cutanée étendue ou une gêne respiratoire. Ces situations sont rares, mais il vaut toujours mieux demander un avis que rester seul(e) avec un doute.

Et si un rendez-vous a été décalé ?

La vie avec un nourrisson n’est pas une ligne droite : un rhume, un déménagement, un rendez-vous oublié dans le tourbillon des premiers mois. Rien de tout cela ne compromet la vaccination de bébé. Le calendrier peut être repris là où il en était, sans tout recommencer, en respectant simplement les intervalles entre les doses.

Si tu as un doute sur ce qui a déjà été fait, le carnet de santé et ton médecin sont tes meilleurs repères. Vers 6 mois, la diversification alimentaire commence souvent en parallèle des vaccins de cette période — notre guide sur quand et comment commencer la diversification t’accompagne pour cette étape qui arrive à peu près en même temps.

Faire vacciner son enfant, c’est déjà un geste de soin, et le fait de t’informer en fait partie. Tu n’as pas à tout retenir par cœur : le parcours est fléché, les professionnels sont là pour t’aider à chaque étape, et l’ordre des choses se remet vite en place dès la visite suivante.

PetitNid n’est pas un dispositif médical — en cas de doute, consulte ton pédiatre.

Questions fréquentes

Quels sont les vaccins obligatoires pour un bébé en 2026 ?
Pour les nourrissons, sont obligatoires les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l'Haemophilus influenzae b, l'hépatite B, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole, et — depuis le 1er janvier 2025 — l'ensemble des méningocoques (A, B, C, W, Y). Le vaccin contre le rotavirus, lui, est recommandé mais pas obligatoire.
À quel âge commencent les vaccins de bébé ?
Les premières injections ont lieu à l'âge de 2 mois : le vaccin hexavalent (six maladies en une piqûre) et le vaccin contre le pneumocoque. Le vaccin oral contre le rotavirus peut aussi démarrer à 2 mois. La série se poursuit ensuite à 3, 4, 5, 6, 11 et 12 mois, puis un rappel entre 16 et 18 mois.
Qu'est-ce qui change dans le calendrier vaccinal 2026 ?
Le principal changement date du 1er janvier 2025 et se poursuit en 2026 : la vaccination contre tous les méningocoques (A, B, C, W, Y) est devenue obligatoire. Le vaccin méningocoque C seul a été remplacé par le vaccin ACWY, et le vaccin contre le méningocoque B, autrefois seulement recommandé, est désormais obligatoire lui aussi.
Peut-on décaler un vaccin de quelques jours ?
Un petit décalage de quelques jours, par exemple si bébé a de la fièvre le jour prévu, ne remet pas en cause la protection. Ce qui compte, c'est de reprendre le fil sans tarder. Ton médecin ou ta sage-femme t'aidera à ajuster les dates au cas par cas, sans repartir de zéro.

Sources